Sunday, March 25, 2007

A PROPOS DE L’ÉGALITE ENTRE L’HOMME ET LA FEMME…


Quelle est cette manière incongrue de charger les femmes de tous les maux qui surviennent dans notre humanité et subséquemment les condamner ? C’est malheureusement le spectacle qui nous est donné de voir dans l’évangile de ce dimanche : «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?» Mais où est l’homme ?

Jésus ne se fait pas prier pour dénoncer cette injustice, défier et renvoyer les accusateurs bourreaux, libérer et sauver la persécutée qui voyait déjà son sort scellé par une société qui traitait les femmes en mineur. Le pardon, la miséricorde et la justice de Dieu triomphent là où le péché, la misère et l’injustice des hommes avaient établis une demeure. L’égalité foncière des deux sexes se révèle et s’accomplit ainsi avec la venue du Christ.

La femme, en effet, malgré ses différences biologiques, physiologiques, et psychologique (à certain moment), est l’égal de l’homme. L’homme et la femme sont égaux. La Parole de Dieu l’affirme avec force. Les Lumières l’ont réaffirmés en se basant sur le fait qu’ils étaient - l’homme et la femme - l’un et l’autre doté de la Raison. Plus près de nous, la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, en son article 7, a renforcé cette conception : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi ».

Malheureusement, nombreux sont les exemples de discriminations qui, de nos jours, pullulent encore dans le monde. Dans le même registre de l’évangile, on peut citer le cas de la nigériane Amina Lawal condamnée en 2002 à la lapidation pour avoir conçue un fils hors mariage. Dans le milieu professionnel, l’égalité des chances est souvent foulée aux pieds. Certains groupes criminels extrêmement organisés, exempts de toute impunité, vont même à traiter les femmes comme des marchandises, les réduisant en esclavage…sexuel, ce qui génère un profit qui se chiffre en milliards de dollars.

Cette injustice-exploitation, si on s’en tient à la leçon que le Christ nous fait aujourd’hui, doit être corrigée. Le féminisme s’en ai fait sa priorité. L’Eglise Catholique, soucieux de rétablir la femme dans sa dignité, a soutenu le féminisme tel que élaboré par les grandes figures historiques comme Edith Stein ou Gertrud von Le Fort : un féminisme de la diversité et de la complémentarité. Elle parle de la dignité de la femme qui protège la variété et la diversité des rôles. Et elle appelle a plus d’opportunité professionnelle et au renforcement d’un système juridique qui protège la/les famille(s) surtout la femme mariée et mère.

Le Pape Jean-Paul II n’est pas resté silencieux sur cette question. L’exhortation Apostolique Mulieris Dignitatem (1998) en est sa contribution. L’homme ne peut donc se passer de la femme. Avec elle, il devient UN dans le mariage et participent ensemble à la perfection de l’humanité. La femme, en fait, est la mère de l’homme !

« Merci à toi, femme, pour le seul fait d’ètre femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines »[1]

Textes liturgiques du 5ème dimanche de carême
Première lecture : Is 43, 16-21
Deuxième lecture : Ph 3, 8-14
Evangile : Jn 8, 1-11


[1] Jean-Paul II, lettre aux femmes, 29 juin 1995, N° 2.

Saturday, March 17, 2007

« JE VEUX MA LIBERTÉ !!! »


« Je veux ma liberté », voilà un véritable cri de cœur, quelquefois lancé de manière agressive, auquel s’adonnent certaines personnes en quête de liberté qui, selon eux, est étouffée par une certaine morale traditionnelle régie et dirigée par une Eglise Catholique dépassée.

C’est ce statut que « l’enfant prodigue » réclame à son Père ce 4ème dimanche de carême : « …donne-moi la part d'héritage qui me revient». Comme cet enfant, nombreuses sont les personnes qui veulent vivre leur liberté. Substantiellement, c’est une bonne chose que de se réaliser dans l’un des dons le plus précieux que Dieu a donné à chaque humain. Et personne, ni même le Créateur, n’a le droit de priver à quelqu’un l’exercice de cette faculté. Jean-Jacques Rousseau ira même à dire dans son Du Contrat Social que c’est la liberté qui fait l’homme.

Mais… peut-on réclamer la mort, la mort de soi ou la mort de l’autre ? Ou encore, peut-on réclamer, au nom de liberté, le droit de fabriquer l’homme dans un laboratoire ? Peut-on faire des choix qui, intrinsèquement, sont contre-nature et, de ce fait, constituent une menace pour le genre humain et l’environnement dans son ensemble ?

Ces partisans de la liberté qui ont beaucoup lu David Hume, René Le Senne et Simone de Beauvoir et qui ont épousé leurs idéologies utilitariste, axiologique et féministe répondent en cœur et sans hésiter : Oui. Ils souhaiteraient même que leurs vues, leur volonté et leurs idées soient acceptées et appliquées par toute l’espèce humaine. Les images bien construites, discrètes et implicites que nous livrent plusieurs media, ces derniers temps, participent de cette campagne publicitaire.

Il est légitime de réclamer sa liberté. Cet « enfant prodigue », dont parle l’Evangile, ayant acquis sa maturité s’est vu remettre ses droits après les avoir officiellement revendiqués. Il les a exigés de manière brutale comme le petit enfant mâle qui après 4 ans (selon le complexe d’oedipe de Freud) convoite la paternité de son père. Il part dans un pays lointain avec sa fortune, cet éloignement participant de la dynamique de la liberté retrouvée. Il est heureux parce que l’heure est enfin venue pour lui de s’autodéterminer, de se réaliser dans son être et dans son avoir. Mais, peu de temps après, cette belle expérience tourne au vinaigre. L’enfant gaspille sa fortune et se retrouve dans la souffrance. Il devient plus qu’un esclave et un peu au dessous de la condition animale. « Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. » Il n’en peut plus. Il décide de retourner à la source de sa vie, comprenant que la liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut mais à vouloir et à faire ce qui est bien. Il a découvert que le vrai bonheur ou la vraie liberté se trouvait en celui qui l’a donné.

Il semble que certaines personnes n’ont pas encore compris cela. En leurs désirs et sentiments, ils fondent leur morale et trouvent leur joie de vivre... au nom de la liberté. N’oublions pas que ceux qui ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki avaient, avant de le faire, deux options: lancer ou ne pas lancer. Ils ont choisi de lancer, choisissant le mal en remplacement du bien. Les conséquences ont été et restent tragiques.

Alors, doit-on délibérément choisir le mal, le faire à soi-même, à autrui, ou à l’humanité? Je crois que NON. On doit plutôt choisir le bien et l’accomplir. Où se trouve le bien ? Dans la morale naturelle, dans la conscience éclairée et, de manière complète et pleine, en Dieu. En réalité, « Seul l’homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable » disait le pape Benoît XVI dans son homélie du jeudi 8 décembre 2005.

Texte du 4ème dimanche de carême C.
1ère Lecture: Jos 5, 10-12
Deuxième lecture : 2_Co 5, 17-21
Evangile : Lc 15, 1...32

Sunday, March 11, 2007

DIEU EST PATIENT !!!


Combien de fois n’a t’on pas désiré la mort du mauvais, du pécheur, de celui qui ne suit pas la voie juste et qui s’adonne à des activités peu recommandables dans notre société ? Pire encore, nous nous rebellons, très souvent, contre Dieu et devenons des aigris lorsque ces gens prospèrent.

Oui, le mauvais prospère et le juste souffre. Pourquoi cette injustice de Dieu, semble être la préoccupation de celui qui voue sa vie au Seigneur mais ne reçoit qu’en retour problèmes de tout ordre, soucis, et même, malheurs ! Ainsi frustré et révolté, il vient à souhaiter une vie brève et semée d’embûches pour le méchant.

Hélas, les vues de Dieu sont bien différentes des nôtres. La parabole que Jésus nous raconte aujourd’hui nous révèle l’être patient, tendre, aimable et miséricorde de Dieu. Au vœux des bons de supprimer le pécheur, c’est-à-dire, celui qui fait souffrir son frère, celui qui porte les malheurs dans le monde, celui qui sème la désolation et le désarroi autour de lui, celui qui menace l’équilibre de la famille, de la société, de la nation et de l’univers, en bref l’ennemis qui empoisonne notre vie et celle des autres, le Seigneur répond : « Laisse-le encore une année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. » (Luc 13. 9).

Le Seigneur croit donc au changement de l’homme parce qu’il connaît les profondeurs cachées qui émaillent sa vie. Plus que tout autre, Dieu connaît le cœur humain, il scrute les reins et les coeurs. Alors, comme son amour est inlassable, son appel à la conversion est permanent. La volonté du Seigneur pour l’homme est donc qu’il change de comportement et qu’il vive.

C’est pourquoi, nous n’avons pas à juger l’homme, encore moins le condamner malgré ses faiblesses, ses fautes et ses crimes. On ne peut supprimer une vie fusse-t-elle la plus médiocre et menaçante. Dieu veille et travaille à son changement. Dieu lui donne encore et toujours une chance. Et il a aussi besoin de notre collaboration pour réaliser ce projet. Il a aussi besoin de notre compréhension et de notre patience pour porter et supporter les plus faibles moralement, spirituellement, humainement et financièrement.

Cependant, pour qui est faible et fautif, Dieu demande urgemment un effort pour répondre à la main tendue de la société et à son appel. Et tous les événements malheureux qui se passent autours de lui doivent le faire réfléchir pour enfin arrêter de faire souffrir son corps, son âme ainsi que celle de ses frères et soeurs. Dieu est patient mais n’abusons pas de sa miséricorde. Comme disait St Alphonse-Marie de Liguori dans Préparation à la mort, 16 : « Dieu attend le pécheur, afin que le pécheur s'amende et qu'il puisse ainsi recevoir le pardon et se sauver »

Redisons au Seigneur la prière que nous avons faites avec lui au début de la messe de ce 3ème dimanche de carême : « Ecoute l’aveu de notre faiblesse. Nous avons conscience de nos fautes. Patiemment, relève-nous avec amour. »

Lectures du 3ème dimanche de carême C
Exode : 3. 1 à 15
Lettre de saint Paul aux Corinthiens : 10. 1 à 12
Evangile selon saint Luc : 13. 1 à 9

Monday, March 5, 2007

DIMANCHAGORA : La Bible, l’Eglise, le Pape disent quoi ?


DIMANCHAGORA, voilà enfin un blog pour les passionnés des choses de Dieu, les hommes de bonne volonté et tous les chrétiens surtout catholiques. Vous trouverez, ici, une réflexion systématique sur les questions concernant Dieu, l’Eglise, le Christianisme, les grandes questions qui touchent à l’homme et à la morale.

DIMANCHAGORA entend spécifiquement aider le chrétien à comprendre sa foi, à la vivre et à en rendre compte.

DIMANCHAGORA nous presse à parler. Il est temps qu’on exprime notre pensée sur des thèmes chrétiens d’actualité. Il est temps qu’on réfléchisse sur la foi. C’est pourquoi, de manière claire, concise, simple et compréhensive, le message chrétien sera donné sur ce blog.

DIMANCHAGORA attend vos propositions, suggestions et remarques. Ce blog pense très sincèrement vous éclairer et vous dire ce que la Bible a dit, ce que l’Eglise dit et ce que le Pape est en train de dire. C’est ainsi que tous les préjugés et toutes les incompréhensions seront évités.