Saturday, December 29, 2007
Wednesday, December 12, 2007
ENTRE NOUS…NOËL, C’EST DIEU AVEC NOUS!!!
« Noël, cette année sera triste parce que le pouvoir d’achat a baissé… ». Voilà ce que nous entendons ces derniers temps dans certains de nos medias. Face à ces paroles qui répétées plus d’une fois deviennent un matraquage médiatique, l’anxiété a envahi les parents. Que pourraient-ils offrir à leurs enfants et amis cette année? Des jeux vidéo, des DVD, des CD, des livres ou des chèques cadeaux? C’est leur vœu le plus cher mais l’argent manque. La fête de Noël sera donc un fiasco!On imagine qu’en Italie, les usines de « panetone » vendront moins cette fin année. En France, la mitonnade de dinde de Noël au foie gras de canard aura peut-être la peine à se faire liquider. L’association française du sapin de Noël déprime déjà puisque les français trouvent leurs produits trop chers. Aux Etats-Unis d’Amérique, avec la crise de l’immobilier et du crédit, les petits ménages et surtout les « grands » ne cachent pas leurs difficultés à équilibrer les comptes. Ce sera tout simplement le chaos pensent beaucoup.
Mais est-il juste et sérieux de lier Noël à l’argent? Il est vrai que Noël est une fête. Evidemment, on ne peut pas bien fêter sans argent. Noël est aussi une fête religieuse. Mais bien plus qu’une fête religieuse, Noël est, en réalité et depuis des siècles, une fête chrétienne pendant laquelle on commémore la venue du Sauveur parmi les hommes. Noël, c’est Dieu avec nous.
A Noël, c’est Dieu lui-même qui vient nous visiter. Il vient parmi nous pour vivre comme nous vivons, sentir comme nous sentons, voir ce que nous voyons, entendre ce que nous entendons. A Noël, Dieu vient jubiler mais aussi souffrir avec nous. Il est déjà venu il y a plus de 2000 ans. Cependant, sa venue est cachée comme le disait saint Bernard dans un de ses sermons. Seuls ceux qui croient en lui et l’accueillent (logiquement les chrétiens et les hommes de bonnes volontés) peuvent ressentir cette venue et ses effets qui sont la paix, la joie, la réconciliation, l’amour et le pardon.
Noël est donc un peu plus qu’une affaire de pouvoir d’achat, de « foie gras », de « panetone », de sapin, de jouets… sinon certains peuples pauvres de la planète ne le fêterait. Noël, c’est DIEU AVEC NOUS. C’est à nous chrétiens de proclamer cela et non nous laisser flouer par certains journalistes, porte-voix des données économiques alarmantes et d’un marketing publicitaire intéressé de certaines entreprises qui ne réalisent que leur chiffre d’affaire dans cette période.
Vivons Noël dans la joie et dans la sobriété comme Dieu lui même est venu nous visiter.
Joyeux Noël.
P. Maxime
Thursday, November 22, 2007
POURQUOI NOUS NE SOMMES PAS DIEU. (1)
Petit à petit, les hommes découvrent qu’ils ne savent pas tout et qu’avec humilité, ils doivent se reconnaître tels et travailler pour le bien de l’humanité. Le célèbre chercheur embryologiste écossais Ian Wilmut, auteur de la première brebis clonée, vient d’abandonner sans honte et sans faux fuyant ses recherches sur le clonage thérapeutiques avec des embryons humains malgré les grands moyens financiers européens qui ont été mis à sa disposition. Il a trouvé utile de s’investir au côté du japonais Shinya Yamanaka pour des recherches sur les cellules souches adultes.Ce Mardi 20 novembre, il a été annoncé qu’une équipe japonaise (l’équipe conduite par le même Yamanaka) en alliance avec une équipe américaine ont réussi à transformer des cellules de peau humaine en cellules souches. Avec cette découverte, le traitement des maladies incurables comme quelques cas de cancer, le diabète ou encore la maladie d'Alzheimer pourraient être possibles. On peut donc clore avec joie le débat sur l’utilisation des embryons dans les recherches biomédicales. Réjouissons-nous du fait que de milliers de petits enfants seront sauvés. C’est éthiquement correct, juste et sage d’adopter une nouvelle ligne de conduite, disait en substance Mr Wilmut à The Daily Telegraph.
L’information a été accueilli avec satisfaction dans le monde surtout par tous ceux qui veulent une humanité qui progresse et se bâti sur des valeurs morales, humaines, saines.
Malheureusement, certains rament à contre-courant. Ils veulent coûte que coûte réaliser leur noir dessein en manipulant l’espèce humaine et en lui donnant des aspects étranges qui pourraient se révéler dangereuses pour l’humanité entière.
Malheureusement, certains rament à contre-courant. Ils veulent coûte que coûte réaliser leur noir dessein en manipulant l’espèce humaine et en lui donnant des aspects étranges qui pourraient se révéler dangereuses pour l’humanité entière.
En effet, en Grande Bretagne, les politiciens sont prêts à adopter un projet de loi sur la « fertilité humaine et l’embryologie », qui légalisera la création d’embryons « homme-animal ». Il s’agira d’utiliser la semence mâle humaine avec l’œuf prélevé chez un animal.
L’Eglise de la Grande Bretagne, par la voix du cardinal Keith O'Brien, archevêque de Saint Andrews et Edimbourg, a réagit vivement dans une déclaration le dimanche dernier à cette proposition de loi. Cela sera un désastre pour la nature humaine a-t-il relevé.
L’heure est grave car certains chercheurs, poussés par des empires financiers, ont oublié qu’ils étaient des hommes et donc des êtres limités. Les hommes politiques chargés de discerner et de guider le peuple commencent à relativiser tout au nom d’idéologies mal ficelées basées sur un savoir tronqué. Les hommes de droit, comme hypnotisés par les décisions politiques et parlementaires, se chargeront de faire appliquer ces lois iniques, en cautionnant eux-aussi la fin de la séparation des pouvoirs prônée par Montesquieu.
Peu à peu, le monde se détruira à cause d’une minorité d’être humain qui s’est arrogé le pouvoir de gouverner le monde comme…Dieu. Heureusement que certains événements dans l’histoire nous poussent à espérer. Il y aura en fait toujours des hommes de bonne volonté, des hommes inspirés par Dieu comme Ian Wilmut pour nous faire réfléchir et nous emmener à abandonner nos projets funestes, ceux de détruire la création. Gardons espoir. Le Seigneur veille sur nous.
Pr Maxime
Monday, October 22, 2007
HALLOWEEN OU LA CELEBRATION DES MAUVAIS ANGES (I)
31 Octobre 2007, veille de la Toussaint mais aussi Halloween. C’est ce jour que plusieurs enfants du monde entier s’amusent à jouer au et avec le diable. Ils célèbrent Halloween, une fête rituelle européenne d’origine païenne devenue aujourd’hui un temps privilégié pour appeler, adorer et célébrer les esprits maléfiques.Les enfants à travers le monde, encouragés par leurs parents, s’y adonnent à cœur joie. Ils se déguisent comme des fantômes avec des apparats diaboliques, défilent dans les rues, frappent aux portes en revendiquant des petits cadeaux sous menace de malédiction en cas de refus. Pendant ce temps, le diable, de manière discrète, intensifie son emprise sur eux.
Par ailleurs, les revenues des industries de déguisement, en cette période, enflent pour atteindre des chiffres d’affaires colossaux : 6 milliards d’euro en 1999 selon la National Retail Federation aux USA.
Doit-on rester silencieux devant ces faits affreux? Comment peut-on laisser les mauvais anges renforcer leur présence dans le monde ? On ne joue pas avec le diable. Il existe ! Le pape Jean-Paul II en parlait en 1986 dans une des ses audiences. En voici certains morceaux choisis :
« (…) Selon le témoignage de l'évangéliste Luc, au moment où les disciples revenaient près du Maître, remplis de joie pour les fruits cueillis au cours de leur initiation missionnaire, Jésus prononça une phrase qui nous donne à réfléchir: « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair » (Lc 10, 18). Par ces mots, le Seigneur affirme que l'annonce du Royaume de Dieu est toujours une victoire sur le démon, mais en même temps, il révèle aussi que l'édification du Royaume est sans cesse exposée aux embûches de l'esprit du mal.
(…) Dans l'Ancien Testament, le récit de la chute de l'homme, rapportée dans le livre de la Genèse, présente une référence à l'attitude d'antagonisme que Satan veut communiquer à l'homme pour le conduire à la transgression. De même dans le livre de Job nous lisons que Satan cherche à faire naître la révolte dans l'homme qui souffre. Dans le livre de la Sagesse (Sg 2, 24) Satan est présenté comme l'artisan de la mort, qui est entrée dans l'histoire de l'homme en même temps que le péché.(…) L'Église, au IVè concile du Latran (1215), enseigne que le diable (ou Satan) et les autres démons « ont été créés bons par Dieu mais qu'ils sont devenus mauvais par leur propre volonté ».
(…) Il est clair que si Dieu « ne pardonne pas » le péché des anges, c'est parce qu'ils demeurent dans leur péché, parce qu'ils sont éternellement « dans les chaînes » de ce choix qu'ils ont fait au commencement, repoussant Dieu, rejetant la vérité du Bien suprême et définitif qu'est Dieu lui-même....
HALLOWEEN OU LA CELEBRATION DES MAUVAIS ANGES (II)
(…) Satan veut détruire la vie selon la vérité, la vie dans la plénitude du bien, la vie surnaturelle, vie de grâce et d'amour. L'auteur du livre de la Sagesse écrit: « ... c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde, ils en font l'expérience ceux qui lui appartiennent » (Sg 2, 24).(…) Nous trouvons beaucoup d'autres noms qui décrivent ses néfastes rapports avec l'homme: « Beelzebul » ou « Belial », « esprit immonde », « tentateur », « malin » et enfin « antichrist » (1 Jn 4, 2). Il est comparé à un « lion » (1 P 5, 8), à un « dragon » (dans l'Apocalypse) et à un « serpent » (Gn 3). Très souvent pour le désigner on emploie le nom diable du grec diaballein (d'où diabolos), qui veut dire: provoquer la destruction, diviser, calomnier, tromper
(…) Selon la Sainte Écriture, et spécialement dans le Nouveau Testament, la domination et l'influence de Satan et des autres esprits malins, embrassent le monde entier.
(…) L'action de Satan consiste d'abord à tenter les hommes au mal, agissant sur leur imagination et sur leurs facultés supérieures pour les détourner de la loi de Dieu. Satan a mis à l'épreuve Jésus lui-même, dans la tentative extrême de s'opposer aux exigences du plan du salut tel que Dieu l'a préétabli.
(…) L'action de Satan consiste d'abord à tenter les hommes au mal, agissant sur leur imagination et sur leurs facultés supérieures pour les détourner de la loi de Dieu. Satan a mis à l'épreuve Jésus lui-même, dans la tentative extrême de s'opposer aux exigences du plan du salut tel que Dieu l'a préétabli.
(…) L'influence de l'esprit malin peut se cacher d'une manière plus profonde et efficace: se faire ignorer correspond à son intérêt. L'habileté de Satan dans le monde est celle de porter les hommes à nier son existence au nom du rationalisme et de tout autre système de pensée qui cherche toutes les échappatoires dans le but de nier son action. Cela ne signifie pas cependant l'élimination de la volonté libre et de la responsabilité de l'homme ni la frustration de l'action salvifique du Christ. Il s'agit plutôt d'un conflit entre les forces obscures du mal et celles de la rédemption »[i]
Célébrer Halloween c’est donc sans nul doute adorer les mauvais anges. Ces enfants que les parents entraînent dans une fête diabolique sont largement exposés à la vindicte populaire du monde des mauvais anges. Les parents, à leur tour, ne devraient pas être surpris des nuits hantées et cauchemardesque de leurs enfants et même, plus tard dans le temps, de graves troubles psychologiques inexpliqués.
Il est donc temps d’abandonner Halloween et de célébrer TOUSSAINT, tous nos saints qui jour et nuit veillent et prient pour nous.
[i] Jean Paul II, Audience générale 13 août 1986
Thursday, October 4, 2007
DEFENDRE PARTOUT LE DROIT A LA VIE
Hier à New York, le Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu lors du débat conclusif de la LXII session de l'Assemblée générale de l'ONU. Mgr.Dominique Mamberti a d'emblée souligné qu'un "non respect comme une acceptation partielle ou sélective" du principe de respect de la dignité humaine "sont sources de conflits, de dégradation de l'environnement, d'injustices sociales ou économiques".
"Le Saint-Siège -a-t-il ajouté- soutient l'opération Dialogue de haut niveau sur la compréhension et la coopération interreligieuse pour la paix que l'on s'apprête à lancer. Le dialogue entre des peuples aux cultures et religions différentes ne constitue pas une option. Il est en réalité indispensable au renouveau de la vie internationale".
Quant à la prévention des conflits et à la sauvegarde de la paix, Mgr.Mamberti a indiqué que le Saint-Siège est impatient de voir l'application des projets de pacification du Darfour. Puis il a rappelé l'urgence d'un nouvel accord international "en vue de la pacification et de la reconstruction de l'Irak, un pays qui souffre" mais aussi "d'une solution négociée au conflit israélo-palestinien".
Le représentant du Saint-Siège a ensuite souhaité un nouvel engagement à garantir la liberté et l'indépendance du Liban, puis évoqué la situation au Myanmar et l'appel lancé dimanche dernier par Benoît XVI: "Que par le dialogue et la bonne volonté, dans un esprit d'humanité, on trouve une solution pacifique à la crise".
Rappelant que l'on fêtera l'an prochain le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Mgr.Mamberti a dit que, dans ce contexte, l'effort majeur doit concerner partout la défense du droit à la vie".
"Il faut tout faire -a-t-il conclu- pour combattre et limiter la culture de la mort admise par certains milieux sociaux et juridiques, qui considèrent la suppression de la vie comme un acte du service socio-médical. L'abolition de la peine de mort doit donc être considérée comme la conséquence logique du respect absolu du droit à la vie".
Tuesday, September 25, 2007
PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

CITE DU VATICAN, 25 SEP 2007 (VIS). Aujourd'hui a été publié le discours prononcé par Mgr.Pietro Parolin, Sous-secrétaire pour les rapports avec les états, devant la 62 session de l'Assemblée générale de l'ONU sur les mutations climatiques.
Ces changements, a déclaré Mgr.Parolin, qui sont préoccupants "imposent des devoirs incontournables" qui sont "une obligation morale", avant de rappeler que les études scientifiques les plus fiables démontrent une "relation entre l'activité humaine et les changements climatiques... Ces résultats comme les incertitudes qui demeurent ne doivent être ni minimisés ni exagérés au nom de la politique, de l'idéologie ou de l'intérêt, mais être perçus comme une base de sensibilisation des consciences et de mise au point de mesures opportunes".
Puis il a qualifié d'imprudente une exploitation à outrance des ressources de la planète, qui ne se préoccupe pas de ses répercussions et s'appuie même "sur une vision du monde de nature religieuse". Il est tout aussi dangereux d'affirmer que "la terre est le seul bien et que l'humanité est une menace pour la terre..., en oubliant les besoins des hommes et en les soumettant au pouvoir d'une sorte d'écologie inhumaine".
"Aucun pays n'est en mesure de régler seul la question environnementale -a poursuivi le représentant du Saint-Siège- et il faut soumettre les intérêts particuliers à une action collective. Cela suppose pour la communauté internationale l'adoption d'une stratégie coordonnée et efficace" qui identifie et se donne les moyens "d'accroître le développement soutenable et de favoriser un environnement sain". Et ceci devra se faire "en tenant compte des pays les plus pauvres" qui "sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques d'autant que leurs moyens d'adaptation en la matière sont très limités".
Ces changements, a déclaré Mgr.Parolin, qui sont préoccupants "imposent des devoirs incontournables" qui sont "une obligation morale", avant de rappeler que les études scientifiques les plus fiables démontrent une "relation entre l'activité humaine et les changements climatiques... Ces résultats comme les incertitudes qui demeurent ne doivent être ni minimisés ni exagérés au nom de la politique, de l'idéologie ou de l'intérêt, mais être perçus comme une base de sensibilisation des consciences et de mise au point de mesures opportunes".
Puis il a qualifié d'imprudente une exploitation à outrance des ressources de la planète, qui ne se préoccupe pas de ses répercussions et s'appuie même "sur une vision du monde de nature religieuse". Il est tout aussi dangereux d'affirmer que "la terre est le seul bien et que l'humanité est une menace pour la terre..., en oubliant les besoins des hommes et en les soumettant au pouvoir d'une sorte d'écologie inhumaine".
"Aucun pays n'est en mesure de régler seul la question environnementale -a poursuivi le représentant du Saint-Siège- et il faut soumettre les intérêts particuliers à une action collective. Cela suppose pour la communauté internationale l'adoption d'une stratégie coordonnée et efficace" qui identifie et se donne les moyens "d'accroître le développement soutenable et de favoriser un environnement sain". Et ceci devra se faire "en tenant compte des pays les plus pauvres" qui "sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques d'autant que leurs moyens d'adaptation en la matière sont très limités".
"Le processus conduisant à un nouvel accord général sur la question du climat n'est pas toujours accompagné de la mise en pratique efficace des protocoles", a conclu Mgr.Parolin. "Souvent les états adoptent librement conventions et accords mais sans les mettre en application...et si nous faisions peu pour éviter un proche avenir sombre nous risquerions de nous plaindre rapidement d'une nouvelle catastrophe collective".
Friday, August 31, 2007
J-14: LE MOTU PROPRIO « SUMMORUM PONTIFICUM », ON S’APPRÊTE !!!
Dans de 2 semaines sonnées, le 14 septembre prochain, le Motu Proprio «Summorum Pontificum» promulgué par le Pape Benoît XVI le 7 juillet dernier prendra effet dans l’Eglise Catholique Universelle. Plusieurs critiques virulentes ont surgi à la promulgation de cette lettre apostolique. D’aucuns parlaient d’un retour à une pratique démodée et vieillotte que d’autoriser encore dans l’Eglise une messe «étrange» qui se célébrait selon le Missel de 1962. Le Saint-Père, ayant appris ces critiques, s’est empressé d’accompagner ce Motu Proprio d’une lettre adressée à tous ses frères évêques du monde entier. Dans cette lettre, il s’est expliqué et, comme à un tribunal, il a donné les raisons profondes qui l’ont poussées à cette décision.
La première raison fut celle du bien-être spirituel de nos anciens chrétiens qui, ayant vécus pendant longtemps la célébration liturgique selon le Missel de Jean XXIII, nourrissaient le grand désir de la retrouver. Mais certains se voyaient ouvertement refuser cette demande. D’autres plus chanceux se voyaient accorder une permission express par leur évêque selon les dispositions du Motu Proprio « Ecclesia Dei » publié par Jean Paul II en 1988.
L’Eglise étant donc la grande famille de Dieu, personne ne doit en être exclue surtout en matière de célébration liturgique. C’est pourquoi, le Pape, de son propre chef, a voulu « libéraliser » cette pratique liturgique. Ceux et celles qui sentent le désir d’y participer, les plus jeunes chrétiens qui veulent découvrir cette richesse, pourront sans permission express le faire. Cette célébration, en latin, sera donc la forme extraordinaire du rite liturgique. Mais la messe et les sacrements comme on les célèbre aujourd’hui conservent toute leur place et toute leur richesse. C’est cela la forme ordinaire du rite liturgique.
La deuxième raison, c’est la question du retour de nos frères « lefebvristes » qui sont partis de l’Eglise à cause de leur désaccord avec les fruits du Concile Vatican II. Ils ont crée la Fraternité Saint Pie V (FSSPX) et se sont arrogés, non sans violence verbale, physique et judiciaire de certains de ses membres, plusieurs édifices religieux surtout en France. Des frustrations ont été constatées ça et là. Ce fut une blessure terrible entre des frères dans la foi que les incompréhensions ont vite fait de couver et d’entretenir.
Que faire maintenant de la possibilité du dialogue initié par le Pape Jean-Paul II entre l’Eglise de Lefebvre et l’Eglise catholique Universelle? Il nous faut nous réconcilier. « En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau» écrit le Pape Benoît XVI à ses confrères. Il n’a pas eu tort puisqu’au lendemain de la publication de cette lettre apostolique, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la FSSPX, a manifesté sa joie et reconnu qu’un grand pas a été fait pour la réconciliation entre les frères d’une même foi.[1]
Se réconcilier en effet, c’est douloureux. Mais avec le Christ, nos croix et nos douleurs mènent à la victoire finale.
Le 14 septembre prochain, « Summorum Pontificum » prendra effet. Des paroisses et diocèses dans le monde entier vivaient déjà, avec la permission de l’Autorité Compétente, ce que vient de promulguer le Saint-Père. Maintenant, il nous est donné à tous de manière libre de vivre ou d’expérimenter une étoffe de la tradition liturgique de la pratique ecclésiale. Profitons de cette grâce qui nous est donnée. Dans le cas contraire, contentons-nous de nos célébrations actuelles faites dans nos différentes langues, nos ethnies, nos dialectes. Ce n’est pas interdit. C’est même la forme ordinaire et normale.
J-14, apprêtons-nous mes frères et soyons tolérants.
La première raison fut celle du bien-être spirituel de nos anciens chrétiens qui, ayant vécus pendant longtemps la célébration liturgique selon le Missel de Jean XXIII, nourrissaient le grand désir de la retrouver. Mais certains se voyaient ouvertement refuser cette demande. D’autres plus chanceux se voyaient accorder une permission express par leur évêque selon les dispositions du Motu Proprio « Ecclesia Dei » publié par Jean Paul II en 1988.
L’Eglise étant donc la grande famille de Dieu, personne ne doit en être exclue surtout en matière de célébration liturgique. C’est pourquoi, le Pape, de son propre chef, a voulu « libéraliser » cette pratique liturgique. Ceux et celles qui sentent le désir d’y participer, les plus jeunes chrétiens qui veulent découvrir cette richesse, pourront sans permission express le faire. Cette célébration, en latin, sera donc la forme extraordinaire du rite liturgique. Mais la messe et les sacrements comme on les célèbre aujourd’hui conservent toute leur place et toute leur richesse. C’est cela la forme ordinaire du rite liturgique.
La deuxième raison, c’est la question du retour de nos frères « lefebvristes » qui sont partis de l’Eglise à cause de leur désaccord avec les fruits du Concile Vatican II. Ils ont crée la Fraternité Saint Pie V (FSSPX) et se sont arrogés, non sans violence verbale, physique et judiciaire de certains de ses membres, plusieurs édifices religieux surtout en France. Des frustrations ont été constatées ça et là. Ce fut une blessure terrible entre des frères dans la foi que les incompréhensions ont vite fait de couver et d’entretenir.
Que faire maintenant de la possibilité du dialogue initié par le Pape Jean-Paul II entre l’Eglise de Lefebvre et l’Eglise catholique Universelle? Il nous faut nous réconcilier. « En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau» écrit le Pape Benoît XVI à ses confrères. Il n’a pas eu tort puisqu’au lendemain de la publication de cette lettre apostolique, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la FSSPX, a manifesté sa joie et reconnu qu’un grand pas a été fait pour la réconciliation entre les frères d’une même foi.[1]
Se réconcilier en effet, c’est douloureux. Mais avec le Christ, nos croix et nos douleurs mènent à la victoire finale.
Le 14 septembre prochain, « Summorum Pontificum » prendra effet. Des paroisses et diocèses dans le monde entier vivaient déjà, avec la permission de l’Autorité Compétente, ce que vient de promulguer le Saint-Père. Maintenant, il nous est donné à tous de manière libre de vivre ou d’expérimenter une étoffe de la tradition liturgique de la pratique ecclésiale. Profitons de cette grâce qui nous est donnée. Dans le cas contraire, contentons-nous de nos célébrations actuelles faites dans nos différentes langues, nos ethnies, nos dialectes. Ce n’est pas interdit. C’est même la forme ordinaire et normale.
J-14, apprêtons-nous mes frères et soyons tolérants.
Sunday, April 1, 2007
LA VIE EST LÀ!!!

Pâques arrive ! Avec ce dimanche des rameaux, nous rentrons pleinement dans la semaine sainte pour célébrer ensuite la Pâques du Seigneur qui commence déjà le Jeudi Saint.
Alors, cette « Grande Semaine », comme l’appellent nos frères d’orient, est pour nous une occasion pour dire: OUI à l’action de Dieu dans notre vie ; OUI à la Vie dans ma vie.
On a plus à gagner qu’à perdre ! Pâques est là. Profitons de ses bienfaits et de ses grâces.
Alors, cette « Grande Semaine », comme l’appellent nos frères d’orient, est pour nous une occasion pour dire: OUI à l’action de Dieu dans notre vie ; OUI à la Vie dans ma vie.
On a plus à gagner qu’à perdre ! Pâques est là. Profitons de ses bienfaits et de ses grâces.
Sunday, March 25, 2007
A PROPOS DE L’ÉGALITE ENTRE L’HOMME ET LA FEMME…

Quelle est cette manière incongrue de charger les femmes de tous les maux qui surviennent dans notre humanité et subséquemment les condamner ? C’est malheureusement le spectacle qui nous est donné de voir dans l’évangile de ce dimanche : «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?» Mais où est l’homme ?
Jésus ne se fait pas prier pour dénoncer cette injustice, défier et renvoyer les accusateurs bourreaux, libérer et sauver la persécutée qui voyait déjà son sort scellé par une société qui traitait les femmes en mineur. Le pardon, la miséricorde et la justice de Dieu triomphent là où le péché, la misère et l’injustice des hommes avaient établis une demeure. L’égalité foncière des deux sexes se révèle et s’accomplit ainsi avec la venue du Christ.
La femme, en effet, malgré ses différences biologiques, physiologiques, et psychologique (à certain moment), est l’égal de l’homme. L’homme et la femme sont égaux. La Parole de Dieu l’affirme avec force. Les Lumières l’ont réaffirmés en se basant sur le fait qu’ils étaient - l’homme et la femme - l’un et l’autre doté de la Raison. Plus près de nous, la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, en son article 7, a renforcé cette conception : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi ».
Malheureusement, nombreux sont les exemples de discriminations qui, de nos jours, pullulent encore dans le monde. Dans le même registre de l’évangile, on peut citer le cas de la nigériane Amina Lawal condamnée en 2002 à la lapidation pour avoir conçue un fils hors mariage. Dans le milieu professionnel, l’égalité des chances est souvent foulée aux pieds. Certains groupes criminels extrêmement organisés, exempts de toute impunité, vont même à traiter les femmes comme des marchandises, les réduisant en esclavage…sexuel, ce qui génère un profit qui se chiffre en milliards de dollars.
Cette injustice-exploitation, si on s’en tient à la leçon que le Christ nous fait aujourd’hui, doit être corrigée. Le féminisme s’en ai fait sa priorité. L’Eglise Catholique, soucieux de rétablir la femme dans sa dignité, a soutenu le féminisme tel que élaboré par les grandes figures historiques comme Edith Stein ou Gertrud von Le Fort : un féminisme de la diversité et de la complémentarité. Elle parle de la dignité de la femme qui protège la variété et la diversité des rôles. Et elle appelle a plus d’opportunité professionnelle et au renforcement d’un système juridique qui protège la/les famille(s) surtout la femme mariée et mère.
Le Pape Jean-Paul II n’est pas resté silencieux sur cette question. L’exhortation Apostolique Mulieris Dignitatem (1998) en est sa contribution. L’homme ne peut donc se passer de la femme. Avec elle, il devient UN dans le mariage et participent ensemble à la perfection de l’humanité. La femme, en fait, est la mère de l’homme !
« Merci à toi, femme, pour le seul fait d’ètre femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines »[1]
Textes liturgiques du 5ème dimanche de carême
Première lecture : Is 43, 16-21
Deuxième lecture : Ph 3, 8-14
Evangile : Jn 8, 1-11
Jésus ne se fait pas prier pour dénoncer cette injustice, défier et renvoyer les accusateurs bourreaux, libérer et sauver la persécutée qui voyait déjà son sort scellé par une société qui traitait les femmes en mineur. Le pardon, la miséricorde et la justice de Dieu triomphent là où le péché, la misère et l’injustice des hommes avaient établis une demeure. L’égalité foncière des deux sexes se révèle et s’accomplit ainsi avec la venue du Christ.
La femme, en effet, malgré ses différences biologiques, physiologiques, et psychologique (à certain moment), est l’égal de l’homme. L’homme et la femme sont égaux. La Parole de Dieu l’affirme avec force. Les Lumières l’ont réaffirmés en se basant sur le fait qu’ils étaient - l’homme et la femme - l’un et l’autre doté de la Raison. Plus près de nous, la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, en son article 7, a renforcé cette conception : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi ».
Malheureusement, nombreux sont les exemples de discriminations qui, de nos jours, pullulent encore dans le monde. Dans le même registre de l’évangile, on peut citer le cas de la nigériane Amina Lawal condamnée en 2002 à la lapidation pour avoir conçue un fils hors mariage. Dans le milieu professionnel, l’égalité des chances est souvent foulée aux pieds. Certains groupes criminels extrêmement organisés, exempts de toute impunité, vont même à traiter les femmes comme des marchandises, les réduisant en esclavage…sexuel, ce qui génère un profit qui se chiffre en milliards de dollars.
Cette injustice-exploitation, si on s’en tient à la leçon que le Christ nous fait aujourd’hui, doit être corrigée. Le féminisme s’en ai fait sa priorité. L’Eglise Catholique, soucieux de rétablir la femme dans sa dignité, a soutenu le féminisme tel que élaboré par les grandes figures historiques comme Edith Stein ou Gertrud von Le Fort : un féminisme de la diversité et de la complémentarité. Elle parle de la dignité de la femme qui protège la variété et la diversité des rôles. Et elle appelle a plus d’opportunité professionnelle et au renforcement d’un système juridique qui protège la/les famille(s) surtout la femme mariée et mère.
Le Pape Jean-Paul II n’est pas resté silencieux sur cette question. L’exhortation Apostolique Mulieris Dignitatem (1998) en est sa contribution. L’homme ne peut donc se passer de la femme. Avec elle, il devient UN dans le mariage et participent ensemble à la perfection de l’humanité. La femme, en fait, est la mère de l’homme !
« Merci à toi, femme, pour le seul fait d’ètre femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines »[1]
Textes liturgiques du 5ème dimanche de carême
Première lecture : Is 43, 16-21
Deuxième lecture : Ph 3, 8-14
Evangile : Jn 8, 1-11
[1] Jean-Paul II, lettre aux femmes, 29 juin 1995, N° 2.
Saturday, March 17, 2007
« JE VEUX MA LIBERTÉ !!! »

« Je veux ma liberté », voilà un véritable cri de cœur, quelquefois lancé de manière agressive, auquel s’adonnent certaines personnes en quête de liberté qui, selon eux, est étouffée par une certaine morale traditionnelle régie et dirigée par une Eglise Catholique dépassée.
C’est ce statut que « l’enfant prodigue » réclame à son Père ce 4ème dimanche de carême : « …donne-moi la part d'héritage qui me revient». Comme cet enfant, nombreuses sont les personnes qui veulent vivre leur liberté. Substantiellement, c’est une bonne chose que de se réaliser dans l’un des dons le plus précieux que Dieu a donné à chaque humain. Et personne, ni même le Créateur, n’a le droit de priver à quelqu’un l’exercice de cette faculté. Jean-Jacques Rousseau ira même à dire dans son Du Contrat Social que c’est la liberté qui fait l’homme.
Mais… peut-on réclamer la mort, la mort de soi ou la mort de l’autre ? Ou encore, peut-on réclamer, au nom de liberté, le droit de fabriquer l’homme dans un laboratoire ? Peut-on faire des choix qui, intrinsèquement, sont contre-nature et, de ce fait, constituent une menace pour le genre humain et l’environnement dans son ensemble ?
Ces partisans de la liberté qui ont beaucoup lu David Hume, René Le Senne et Simone de Beauvoir et qui ont épousé leurs idéologies utilitariste, axiologique et féministe répondent en cœur et sans hésiter : Oui. Ils souhaiteraient même que leurs vues, leur volonté et leurs idées soient acceptées et appliquées par toute l’espèce humaine. Les images bien construites, discrètes et implicites que nous livrent plusieurs media, ces derniers temps, participent de cette campagne publicitaire.
Il est légitime de réclamer sa liberté. Cet « enfant prodigue », dont parle l’Evangile, ayant acquis sa maturité s’est vu remettre ses droits après les avoir officiellement revendiqués. Il les a exigés de manière brutale comme le petit enfant mâle qui après 4 ans (selon le complexe d’oedipe de Freud) convoite la paternité de son père. Il part dans un pays lointain avec sa fortune, cet éloignement participant de la dynamique de la liberté retrouvée. Il est heureux parce que l’heure est enfin venue pour lui de s’autodéterminer, de se réaliser dans son être et dans son avoir. Mais, peu de temps après, cette belle expérience tourne au vinaigre. L’enfant gaspille sa fortune et se retrouve dans la souffrance. Il devient plus qu’un esclave et un peu au dessous de la condition animale. « Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. » Il n’en peut plus. Il décide de retourner à la source de sa vie, comprenant que la liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut mais à vouloir et à faire ce qui est bien. Il a découvert que le vrai bonheur ou la vraie liberté se trouvait en celui qui l’a donné.
Il semble que certaines personnes n’ont pas encore compris cela. En leurs désirs et sentiments, ils fondent leur morale et trouvent leur joie de vivre... au nom de la liberté. N’oublions pas que ceux qui ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki avaient, avant de le faire, deux options: lancer ou ne pas lancer. Ils ont choisi de lancer, choisissant le mal en remplacement du bien. Les conséquences ont été et restent tragiques.
Alors, doit-on délibérément choisir le mal, le faire à soi-même, à autrui, ou à l’humanité? Je crois que NON. On doit plutôt choisir le bien et l’accomplir. Où se trouve le bien ? Dans la morale naturelle, dans la conscience éclairée et, de manière complète et pleine, en Dieu. En réalité, « Seul l’homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable » disait le pape Benoît XVI dans son homélie du jeudi 8 décembre 2005.
C’est ce statut que « l’enfant prodigue » réclame à son Père ce 4ème dimanche de carême : « …donne-moi la part d'héritage qui me revient». Comme cet enfant, nombreuses sont les personnes qui veulent vivre leur liberté. Substantiellement, c’est une bonne chose que de se réaliser dans l’un des dons le plus précieux que Dieu a donné à chaque humain. Et personne, ni même le Créateur, n’a le droit de priver à quelqu’un l’exercice de cette faculté. Jean-Jacques Rousseau ira même à dire dans son Du Contrat Social que c’est la liberté qui fait l’homme.
Mais… peut-on réclamer la mort, la mort de soi ou la mort de l’autre ? Ou encore, peut-on réclamer, au nom de liberté, le droit de fabriquer l’homme dans un laboratoire ? Peut-on faire des choix qui, intrinsèquement, sont contre-nature et, de ce fait, constituent une menace pour le genre humain et l’environnement dans son ensemble ?
Ces partisans de la liberté qui ont beaucoup lu David Hume, René Le Senne et Simone de Beauvoir et qui ont épousé leurs idéologies utilitariste, axiologique et féministe répondent en cœur et sans hésiter : Oui. Ils souhaiteraient même que leurs vues, leur volonté et leurs idées soient acceptées et appliquées par toute l’espèce humaine. Les images bien construites, discrètes et implicites que nous livrent plusieurs media, ces derniers temps, participent de cette campagne publicitaire.
Il est légitime de réclamer sa liberté. Cet « enfant prodigue », dont parle l’Evangile, ayant acquis sa maturité s’est vu remettre ses droits après les avoir officiellement revendiqués. Il les a exigés de manière brutale comme le petit enfant mâle qui après 4 ans (selon le complexe d’oedipe de Freud) convoite la paternité de son père. Il part dans un pays lointain avec sa fortune, cet éloignement participant de la dynamique de la liberté retrouvée. Il est heureux parce que l’heure est enfin venue pour lui de s’autodéterminer, de se réaliser dans son être et dans son avoir. Mais, peu de temps après, cette belle expérience tourne au vinaigre. L’enfant gaspille sa fortune et se retrouve dans la souffrance. Il devient plus qu’un esclave et un peu au dessous de la condition animale. « Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. » Il n’en peut plus. Il décide de retourner à la source de sa vie, comprenant que la liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut mais à vouloir et à faire ce qui est bien. Il a découvert que le vrai bonheur ou la vraie liberté se trouvait en celui qui l’a donné.
Il semble que certaines personnes n’ont pas encore compris cela. En leurs désirs et sentiments, ils fondent leur morale et trouvent leur joie de vivre... au nom de la liberté. N’oublions pas que ceux qui ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki avaient, avant de le faire, deux options: lancer ou ne pas lancer. Ils ont choisi de lancer, choisissant le mal en remplacement du bien. Les conséquences ont été et restent tragiques.
Alors, doit-on délibérément choisir le mal, le faire à soi-même, à autrui, ou à l’humanité? Je crois que NON. On doit plutôt choisir le bien et l’accomplir. Où se trouve le bien ? Dans la morale naturelle, dans la conscience éclairée et, de manière complète et pleine, en Dieu. En réalité, « Seul l’homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable » disait le pape Benoît XVI dans son homélie du jeudi 8 décembre 2005.
Texte du 4ème dimanche de carême C.
1ère Lecture: Jos 5, 10-12
Deuxième lecture : 2_Co 5, 17-21
Evangile : Lc 15, 1...32
1ère Lecture: Jos 5, 10-12
Deuxième lecture : 2_Co 5, 17-21
Evangile : Lc 15, 1...32
Sunday, March 11, 2007
DIEU EST PATIENT !!!

Combien de fois n’a t’on pas désiré la mort du mauvais, du pécheur, de celui qui ne suit pas la voie juste et qui s’adonne à des activités peu recommandables dans notre société ? Pire encore, nous nous rebellons, très souvent, contre Dieu et devenons des aigris lorsque ces gens prospèrent.
Oui, le mauvais prospère et le juste souffre. Pourquoi cette injustice de Dieu, semble être la préoccupation de celui qui voue sa vie au Seigneur mais ne reçoit qu’en retour problèmes de tout ordre, soucis, et même, malheurs ! Ainsi frustré et révolté, il vient à souhaiter une vie brève et semée d’embûches pour le méchant.
Hélas, les vues de Dieu sont bien différentes des nôtres. La parabole que Jésus nous raconte aujourd’hui nous révèle l’être patient, tendre, aimable et miséricorde de Dieu. Au vœux des bons de supprimer le pécheur, c’est-à-dire, celui qui fait souffrir son frère, celui qui porte les malheurs dans le monde, celui qui sème la désolation et le désarroi autour de lui, celui qui menace l’équilibre de la famille, de la société, de la nation et de l’univers, en bref l’ennemis qui empoisonne notre vie et celle des autres, le Seigneur répond : « Laisse-le encore une année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. » (Luc 13. 9).
Le Seigneur croit donc au changement de l’homme parce qu’il connaît les profondeurs cachées qui émaillent sa vie. Plus que tout autre, Dieu connaît le cœur humain, il scrute les reins et les coeurs. Alors, comme son amour est inlassable, son appel à la conversion est permanent. La volonté du Seigneur pour l’homme est donc qu’il change de comportement et qu’il vive.
C’est pourquoi, nous n’avons pas à juger l’homme, encore moins le condamner malgré ses faiblesses, ses fautes et ses crimes. On ne peut supprimer une vie fusse-t-elle la plus médiocre et menaçante. Dieu veille et travaille à son changement. Dieu lui donne encore et toujours une chance. Et il a aussi besoin de notre collaboration pour réaliser ce projet. Il a aussi besoin de notre compréhension et de notre patience pour porter et supporter les plus faibles moralement, spirituellement, humainement et financièrement.
Cependant, pour qui est faible et fautif, Dieu demande urgemment un effort pour répondre à la main tendue de la société et à son appel. Et tous les événements malheureux qui se passent autours de lui doivent le faire réfléchir pour enfin arrêter de faire souffrir son corps, son âme ainsi que celle de ses frères et soeurs. Dieu est patient mais n’abusons pas de sa miséricorde. Comme disait St Alphonse-Marie de Liguori dans Préparation à la mort, 16 : « Dieu attend le pécheur, afin que le pécheur s'amende et qu'il puisse ainsi recevoir le pardon et se sauver »
Redisons au Seigneur la prière que nous avons faites avec lui au début de la messe de ce 3ème dimanche de carême : « Ecoute l’aveu de notre faiblesse. Nous avons conscience de nos fautes. Patiemment, relève-nous avec amour. »
Lectures du 3ème dimanche de carême C
Exode : 3. 1 à 15
Oui, le mauvais prospère et le juste souffre. Pourquoi cette injustice de Dieu, semble être la préoccupation de celui qui voue sa vie au Seigneur mais ne reçoit qu’en retour problèmes de tout ordre, soucis, et même, malheurs ! Ainsi frustré et révolté, il vient à souhaiter une vie brève et semée d’embûches pour le méchant.
Hélas, les vues de Dieu sont bien différentes des nôtres. La parabole que Jésus nous raconte aujourd’hui nous révèle l’être patient, tendre, aimable et miséricorde de Dieu. Au vœux des bons de supprimer le pécheur, c’est-à-dire, celui qui fait souffrir son frère, celui qui porte les malheurs dans le monde, celui qui sème la désolation et le désarroi autour de lui, celui qui menace l’équilibre de la famille, de la société, de la nation et de l’univers, en bref l’ennemis qui empoisonne notre vie et celle des autres, le Seigneur répond : « Laisse-le encore une année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. » (Luc 13. 9).
Le Seigneur croit donc au changement de l’homme parce qu’il connaît les profondeurs cachées qui émaillent sa vie. Plus que tout autre, Dieu connaît le cœur humain, il scrute les reins et les coeurs. Alors, comme son amour est inlassable, son appel à la conversion est permanent. La volonté du Seigneur pour l’homme est donc qu’il change de comportement et qu’il vive.
C’est pourquoi, nous n’avons pas à juger l’homme, encore moins le condamner malgré ses faiblesses, ses fautes et ses crimes. On ne peut supprimer une vie fusse-t-elle la plus médiocre et menaçante. Dieu veille et travaille à son changement. Dieu lui donne encore et toujours une chance. Et il a aussi besoin de notre collaboration pour réaliser ce projet. Il a aussi besoin de notre compréhension et de notre patience pour porter et supporter les plus faibles moralement, spirituellement, humainement et financièrement.
Cependant, pour qui est faible et fautif, Dieu demande urgemment un effort pour répondre à la main tendue de la société et à son appel. Et tous les événements malheureux qui se passent autours de lui doivent le faire réfléchir pour enfin arrêter de faire souffrir son corps, son âme ainsi que celle de ses frères et soeurs. Dieu est patient mais n’abusons pas de sa miséricorde. Comme disait St Alphonse-Marie de Liguori dans Préparation à la mort, 16 : « Dieu attend le pécheur, afin que le pécheur s'amende et qu'il puisse ainsi recevoir le pardon et se sauver »
Redisons au Seigneur la prière que nous avons faites avec lui au début de la messe de ce 3ème dimanche de carême : « Ecoute l’aveu de notre faiblesse. Nous avons conscience de nos fautes. Patiemment, relève-nous avec amour. »
Lectures du 3ème dimanche de carême C
Exode : 3. 1 à 15
Lettre de saint Paul aux Corinthiens : 10. 1 à 12
Evangile selon saint Luc : 13. 1 à 9
Evangile selon saint Luc : 13. 1 à 9
Monday, March 5, 2007
DIMANCHAGORA : La Bible, l’Eglise, le Pape disent quoi ?

DIMANCHAGORA, voilà enfin un blog pour les passionnés des choses de Dieu, les hommes de bonne volonté et tous les chrétiens surtout catholiques. Vous trouverez, ici, une réflexion systématique sur les questions concernant Dieu, l’Eglise, le Christianisme, les grandes questions qui touchent à l’homme et à la morale.
DIMANCHAGORA entend spécifiquement aider le chrétien à comprendre sa foi, à la vivre et à en rendre compte.
DIMANCHAGORA entend spécifiquement aider le chrétien à comprendre sa foi, à la vivre et à en rendre compte.
DIMANCHAGORA nous presse à parler. Il est temps qu’on exprime notre pensée sur des thèmes chrétiens d’actualité. Il est temps qu’on réfléchisse sur la foi. C’est pourquoi, de manière claire, concise, simple et compréhensive, le message chrétien sera donné sur ce blog.
DIMANCHAGORA attend vos propositions, suggestions et remarques. Ce blog pense très sincèrement vous éclairer et vous dire ce que la Bible a dit, ce que l’Eglise dit et ce que le Pape est en train de dire. C’est ainsi que tous les préjugés et toutes les incompréhensions seront évités.
Subscribe to:
Posts (Atom)



