31 Octobre 2007, veille de la Toussaint mais aussi Halloween. C’est ce jour que plusieurs enfants du monde entier s’amusent à jouer au et avec le diable. Ils célèbrent Halloween, une fête rituelle européenne d’origine païenne devenue aujourd’hui un temps privilégié pour appeler, adorer et célébrer les esprits maléfiques.Les enfants à travers le monde, encouragés par leurs parents, s’y adonnent à cœur joie. Ils se déguisent comme des fantômes avec des apparats diaboliques, défilent dans les rues, frappent aux portes en revendiquant des petits cadeaux sous menace de malédiction en cas de refus. Pendant ce temps, le diable, de manière discrète, intensifie son emprise sur eux.
Par ailleurs, les revenues des industries de déguisement, en cette période, enflent pour atteindre des chiffres d’affaires colossaux : 6 milliards d’euro en 1999 selon la National Retail Federation aux USA.
Doit-on rester silencieux devant ces faits affreux? Comment peut-on laisser les mauvais anges renforcer leur présence dans le monde ? On ne joue pas avec le diable. Il existe ! Le pape Jean-Paul II en parlait en 1986 dans une des ses audiences. En voici certains morceaux choisis :
« (…) Selon le témoignage de l'évangéliste Luc, au moment où les disciples revenaient près du Maître, remplis de joie pour les fruits cueillis au cours de leur initiation missionnaire, Jésus prononça une phrase qui nous donne à réfléchir: « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair » (Lc 10, 18). Par ces mots, le Seigneur affirme que l'annonce du Royaume de Dieu est toujours une victoire sur le démon, mais en même temps, il révèle aussi que l'édification du Royaume est sans cesse exposée aux embûches de l'esprit du mal.
(…) Dans l'Ancien Testament, le récit de la chute de l'homme, rapportée dans le livre de la Genèse, présente une référence à l'attitude d'antagonisme que Satan veut communiquer à l'homme pour le conduire à la transgression. De même dans le livre de Job nous lisons que Satan cherche à faire naître la révolte dans l'homme qui souffre. Dans le livre de la Sagesse (Sg 2, 24) Satan est présenté comme l'artisan de la mort, qui est entrée dans l'histoire de l'homme en même temps que le péché.(…) L'Église, au IVè concile du Latran (1215), enseigne que le diable (ou Satan) et les autres démons « ont été créés bons par Dieu mais qu'ils sont devenus mauvais par leur propre volonté ».
(…) Il est clair que si Dieu « ne pardonne pas » le péché des anges, c'est parce qu'ils demeurent dans leur péché, parce qu'ils sont éternellement « dans les chaînes » de ce choix qu'ils ont fait au commencement, repoussant Dieu, rejetant la vérité du Bien suprême et définitif qu'est Dieu lui-même....
(…) Satan veut détruire la vie selon la vérité, la vie dans la plénitude du bien, la vie surnaturelle, vie de grâce et d'amour. L'auteur du livre de la Sagesse écrit: « ... c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde, ils en font l'expérience ceux qui lui appartiennent » (Sg 2, 24).
