Monday, October 22, 2007

HALLOWEEN OU LA CELEBRATION DES MAUVAIS ANGES (I)

31 Octobre 2007, veille de la Toussaint mais aussi Halloween. C’est ce jour que plusieurs enfants du monde entier s’amusent à jouer au et avec le diable. Ils célèbrent Halloween, une fête rituelle européenne d’origine païenne devenue aujourd’hui un temps privilégié pour appeler, adorer et célébrer les esprits maléfiques.

Les enfants à travers le monde, encouragés par leurs parents, s’y adonnent à cœur joie. Ils se déguisent comme des fantômes avec des apparats diaboliques, défilent dans les rues, frappent aux portes en revendiquant des petits cadeaux sous menace de malédiction en cas de refus. Pendant ce temps, le diable, de manière discrète, intensifie son emprise sur eux.

Par ailleurs, les revenues des industries de déguisement, en cette période, enflent pour atteindre des chiffres d’affaires colossaux : 6 milliards d’euro en 1999 selon la National Retail Federation aux USA.

Doit-on rester silencieux devant ces faits affreux? Comment peut-on laisser les mauvais anges renforcer leur présence dans le monde ? On ne joue pas avec le diable. Il existe ! Le pape Jean-Paul II en parlait en 1986 dans une des ses audiences. En voici certains morceaux choisis :

« (…) Selon le témoignage de l'évangéliste Luc, au moment où les disciples revenaient près du Maître, remplis de joie pour les fruits cueillis au cours de leur initiation missionnaire, Jésus prononça une phrase qui nous donne à réfléchir: « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair » (Lc 10, 18). Par ces mots, le Seigneur affirme que l'annonce du Royaume de Dieu est toujours une victoire sur le démon, mais en même temps, il révèle aussi que l'édification du Royaume est sans cesse exposée aux embûches de l'esprit du mal.

(…) Dans l'Ancien Testament, le récit de la chute de l'homme, rapportée dans le livre de la Genèse, présente une référence à l'attitude d'antagonisme que Satan veut communiquer à l'homme pour le conduire à la transgression. De même dans le livre de Job nous lisons que Satan cherche à faire naître la révolte dans l'homme qui souffre. Dans le livre de la Sagesse (Sg 2, 24) Satan est présenté comme l'artisan de la mort, qui est entrée dans l'histoire de l'homme en même temps que le péché.(…) L'Église, au IVè concile du Latran (1215), enseigne que le diable (ou Satan) et les autres démons « ont été créés bons par Dieu mais qu'ils sont devenus mauvais par leur propre volonté ».


(…) Il est clair que si Dieu « ne pardonne pas » le péché des anges, c'est parce qu'ils demeurent dans leur péché, parce qu'ils sont éternellement « dans les chaînes » de ce choix qu'ils ont fait au commencement, repoussant Dieu, rejetant la vérité du Bien suprême et définitif qu'est Dieu lui-même....

HALLOWEEN OU LA CELEBRATION DES MAUVAIS ANGES (II)

(…) Satan veut détruire la vie selon la vérité, la vie dans la plénitude du bien, la vie surnaturelle, vie de grâce et d'amour. L'auteur du livre de la Sagesse écrit: « ... c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde, ils en font l'expérience ceux qui lui appartiennent » (Sg 2, 24).
(…) Nous trouvons beaucoup d'autres noms qui décrivent ses néfastes rapports avec l'homme: « Beelzebul » ou « Belial », « esprit immonde », « tentateur », « malin » et enfin « antichrist » (1 Jn 4, 2). Il est comparé à un « lion » (1 P 5, 8), à un « dragon » (dans l'Apocalypse) et à un « serpent » (Gn 3). Très souvent pour le désigner on emploie le nom diable du grec diaballein (d'où diabolos), qui veut dire: provoquer la destruction, diviser, calomnier, tromper
(…) Selon la Sainte Écriture, et spécialement dans le Nouveau Testament, la domination et l'influence de Satan et des autres esprits malins, embrassent le monde entier.
(…) L'action de Satan consiste d'abord à tenter les hommes au mal, agissant sur leur imagination et sur leurs facultés supérieures pour les détourner de la loi de Dieu. Satan a mis à l'épreuve Jésus lui-même, dans la tentative extrême de s'opposer aux exigences du plan du salut tel que Dieu l'a préétabli.
(…) L'influence de l'esprit malin peut se cacher d'une manière plus profonde et efficace: se faire ignorer correspond à son intérêt. L'habileté de Satan dans le monde est celle de porter les hommes à nier son existence au nom du rationalisme et de tout autre système de pensée qui cherche toutes les échappatoires dans le but de nier son action. Cela ne signifie pas cependant l'élimination de la volonté libre et de la responsabilité de l'homme ni la frustration de l'action salvifique du Christ. Il s'agit plutôt d'un conflit entre les forces obscures du mal et celles de la rédemption »[i]
Célébrer Halloween c’est donc sans nul doute adorer les mauvais anges. Ces enfants que les parents entraînent dans une fête diabolique sont largement exposés à la vindicte populaire du monde des mauvais anges. Les parents, à leur tour, ne devraient pas être surpris des nuits hantées et cauchemardesque de leurs enfants et même, plus tard dans le temps, de graves troubles psychologiques inexpliqués.
Il est donc temps d’abandonner Halloween et de célébrer TOUSSAINT, tous nos saints qui jour et nuit veillent et prient pour nous.

[i] Jean Paul II, Audience générale 13 août 1986

Thursday, October 4, 2007

DEFENDRE PARTOUT LE DROIT A LA VIE

CITE DU VATICAN, 2 OCT 2007 (VIS).
Hier à New York, le Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu lors du débat conclusif de la LXII session de l'Assemblée générale de l'ONU. Mgr.Dominique Mamberti a d'emblée souligné qu'un "non respect comme une acceptation partielle ou sélective" du principe de respect de la dignité humaine "sont sources de conflits, de dégradation de l'environnement, d'injustices sociales ou économiques".

"Le Saint-Siège -a-t-il ajouté- soutient l'opération Dialogue de haut niveau sur la compréhension et la coopération interreligieuse pour la paix que l'on s'apprête à lancer. Le dialogue entre des peuples aux cultures et religions différentes ne constitue pas une option. Il est en réalité indispensable au renouveau de la vie internationale".

Quant à la prévention des conflits et à la sauvegarde de la paix, Mgr.Mamberti a indiqué que le Saint-Siège est impatient de voir l'application des projets de pacification du Darfour. Puis il a rappelé l'urgence d'un nouvel accord international "en vue de la pacification et de la reconstruction de l'Irak, un pays qui souffre" mais aussi "d'une solution négociée au conflit israélo-palestinien".

Le représentant du Saint-Siège a ensuite souhaité un nouvel engagement à garantir la liberté et l'indépendance du Liban, puis évoqué la situation au Myanmar et l'appel lancé dimanche dernier par Benoît XVI: "Que par le dialogue et la bonne volonté, dans un esprit d'humanité, on trouve une solution pacifique à la crise".

Rappelant que l'on fêtera l'an prochain le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Mgr.Mamberti a dit que, dans ce contexte, l'effort majeur doit concerner partout la défense du droit à la vie".

"Il faut tout faire -a-t-il conclu- pour combattre et limiter la culture de la mort admise par certains milieux sociaux et juridiques, qui considèrent la suppression de la vie comme un acte du service socio-médical. L'abolition de la peine de mort doit donc être considérée comme la conséquence logique du respect absolu du droit à la vie".